Lundi 2 novembre 2009
Je ne suis pas le Zorro du crochet. A vrai dire, c'est bien la première fois que je réussis quelque
chose d'acceptable avec cet instrument. Youpi, finie l'éternelle serpillère croisée avec une robe de Sévillane en folie !
Mais il m'aura fallu un an jour pour jour pour y parvenir. Plus une dizaine de soirées pour teindre la laine.
Résumé des épisodes que je ne vous ai pas (encore) racontés...
Dans le magazine automne-hiver 2008 N° 44 de Rowan, il y a une série de modèles (splendides/superbes/magnifiques/fabuleux) inspirés de la Renaissance. Dont une tunique au crochet nommée Donatello (n'hésitez pas à cliquer pour voir la photo du modèle d'origine). J'en suis tombée raide dingue dès que je l'ai vue.
Mais voilà... Car il fallait bien qu'il y ait un hic. Pour ma taille, il faut 28 pelotes de laine...
Or la laine Rowan est fort belle, mais également fort chère. Alors, une ou deux pelotes pour une écharpounette, soit. Vingt-huit, non. Qu'à cela ne tienne. Quand on n'a pas les moyens, il faut avoir les ressources.
Direction Vigneux-sur-Seine (Essonne). J'en vois déjà qui rigolent. Pour ceux qui ne connaissent pas la route, je parle d'une caverne d'Ali Baba bien connue des amateurs franciliens de tricot : Déstocklaine. C'est un hangar paumé au milieu d'un lotissement où toutes les rues, à sens unique pour arranger les choses, ont été baptisées par un conseil municipal en manque d'imagination (rue des pivoines, des chrysantèmes, des dalhias... vous voyez le genre), GPS conseillé (je n'en ai pas mais dans la banlieue, je suis toujours prête à en acheter illico... Sans toutefois être encore passée à l'acte).
Mais une fois arrivés à destination, on ne sait plus où donner de la tête : il y a, pêle-mêle, entassé du sol au toit de tôle ondulée, du beau dégriffé (genre Georges Picaud, Any Blatt), de l'acrylique tout ce qu'il y a de plus acrylique, des rossignols qui ne sont pas des mes amours... Mais encore ? Des fonds de bobines de filature haut de gamme à se damner, des lurex admirablement brillants, bref difficile de ne pas y trouver son bonheur. Mais ce que je préfère, c'est leurs écheveaux de laine toute fine, toute moëlleuse, 100 % laine, que je peux teindre comme cela me chante !
Repartie avec mes écheveaux sous le bras, je les ai teints aux colorants alimentaires Wilton en m'inspirant de l'orginal. Objectif : obtenir des couleurs profondes et nuancées.
Mon préféré, le vert acide :

La couleur de base, brun nuancé de vert sombre :

Un bordeaux que je trouve particulièrement réussi :

Le travail en cours :

Et au bout de 365 longs jours (mais non, je n'y ai pas travaillé tous les jours, il a aussi beaucoup dormi...) :

Me croirez-vous si je vous dis que rentrer les innombrables fils a été une véritable torture ?
Bon, les manches sont un poil trop longues, et il faut que je fasse un petit quelque chose à l'encolure, mais je suis plutôt contente. Il est en tout cas très chaud malgré tous ces trous ! Et unique et ça c'est encore ce qu'il y a de mieux.
Mais il m'aura fallu un an jour pour jour pour y parvenir. Plus une dizaine de soirées pour teindre la laine.
Résumé des épisodes que je ne vous ai pas (encore) racontés...
Dans le magazine automne-hiver 2008 N° 44 de Rowan, il y a une série de modèles (splendides/superbes/magnifiques/fabuleux) inspirés de la Renaissance. Dont une tunique au crochet nommée Donatello (n'hésitez pas à cliquer pour voir la photo du modèle d'origine). J'en suis tombée raide dingue dès que je l'ai vue.
Mais voilà... Car il fallait bien qu'il y ait un hic. Pour ma taille, il faut 28 pelotes de laine...
Or la laine Rowan est fort belle, mais également fort chère. Alors, une ou deux pelotes pour une écharpounette, soit. Vingt-huit, non. Qu'à cela ne tienne. Quand on n'a pas les moyens, il faut avoir les ressources.
Direction Vigneux-sur-Seine (Essonne). J'en vois déjà qui rigolent. Pour ceux qui ne connaissent pas la route, je parle d'une caverne d'Ali Baba bien connue des amateurs franciliens de tricot : Déstocklaine. C'est un hangar paumé au milieu d'un lotissement où toutes les rues, à sens unique pour arranger les choses, ont été baptisées par un conseil municipal en manque d'imagination (rue des pivoines, des chrysantèmes, des dalhias... vous voyez le genre), GPS conseillé (je n'en ai pas mais dans la banlieue, je suis toujours prête à en acheter illico... Sans toutefois être encore passée à l'acte).
Mais une fois arrivés à destination, on ne sait plus où donner de la tête : il y a, pêle-mêle, entassé du sol au toit de tôle ondulée, du beau dégriffé (genre Georges Picaud, Any Blatt), de l'acrylique tout ce qu'il y a de plus acrylique, des rossignols qui ne sont pas des mes amours... Mais encore ? Des fonds de bobines de filature haut de gamme à se damner, des lurex admirablement brillants, bref difficile de ne pas y trouver son bonheur. Mais ce que je préfère, c'est leurs écheveaux de laine toute fine, toute moëlleuse, 100 % laine, que je peux teindre comme cela me chante !
Repartie avec mes écheveaux sous le bras, je les ai teints aux colorants alimentaires Wilton en m'inspirant de l'orginal. Objectif : obtenir des couleurs profondes et nuancées.
Mon préféré, le vert acide :

La couleur de base, brun nuancé de vert sombre :

Un bordeaux que je trouve particulièrement réussi :

Le travail en cours :

Et au bout de 365 longs jours (mais non, je n'y ai pas travaillé tous les jours, il a aussi beaucoup dormi...) :

Me croirez-vous si je vous dis que rentrer les innombrables fils a été une véritable torture ?
Bon, les manches sont un poil trop longues, et il faut que je fasse un petit quelque chose à l'encolure, mais je suis plutôt contente. Il est en tout cas très chaud malgré tous ces trous ! Et unique et ça c'est encore ce qu'il y a de mieux.


























Vos commentaires