Il ya quelques jours, à l'occasion de la sainte Catherine (c'était hier, avis aux retardataires), Liza a sorti ses chapeaux de ses cartons pour nous les présenter sur
son blog. Et nous demandait d'en faire autant ! Rude tâche car des chapeaux, j'en ai une pleine armoire. Que voulez-vous, j'ai une tête à chapeau
(vraiment pour de vrai, même un pot de fleurs me va !). Des vieux, des neufs, des beaucoup portés, des jamais mis, des classieux (cloche vermillon), des ridicules (euh j'avoue un beret en peluche
polaire noire avec des fleurs rouges et jaunes, je le portais à la fac, c'était la seconde moitié des années 80, ça justifie un peu l'horreur de ce couvre-chef mais pas complètement. Mais ce que
rien ne justifie, c'est d'avoir conservé cette chose), des "hiver", des "été", une capeline (que vous risquez de revoir d'ici peu, car je compte la relooker), d'innombrables bérets de toutes les
couleurs, une toque en fausse fourrure bien chaude... J'en passe et je n'ai pas le temps aujourd'hui de les photographier.
Mais celui que j'avais à portée de main pour cet article revient de loin. Le voici, je vous narre plus bas toute son histoire.
L'an dernier, lorsque je me suis toquée de faire du feutre maison, à l'eau, au savon et à l'huile de coude, j'ai acheté un excellent livre, "Fabulous Felt Hats : Dazzling Designs from Handmade
Felt", par Chad Alice Hagen.
Et je me suis lancée ! J'ai commencé par un béret en laine blanche. Pour un essai, ce n'était pas si mal, pas de trous, la jointure des deux côtés du gabarit bien nette et invisible (je vous
montrerai une prochaine fois comment faire)... Mais voilà, j'aime quand les choses sont solides (c'est un atavisme, je n'y peux rien), donc je me suis appliquée à fouler mon feutre. Bien fouler.
Trop fouler !
Et voilà que mon joli béret est devenu un casque bien près du crâne. Et je vous rappelle que sa couleur d'origine est un beau blanc cassé. Résultat : ce n'était plus un béret, ce n'était même plus
un casque, c'était la coquille de Calimero...
Et le temps a passé... Mais même après quelques mois de purgatoire au placard, ce malheureux chapeau ne s'était pas amélioré tout seul. C'est alors que j'ai entendu parler de la teinture de la
laine à l'aide de colorant alimentaire ! Tant qu'à faire des catastrophes, autant se faire la main sur quelquechose qui ne craint rien. Et voilà ma tentative ratée nageant dans un bain de teinture.
Un bon rinçage, et hop un bon coup de ciseaux pour élargir l'ouverture, un petit séjour pour sécher sur la forme à chapeau avec une ribambelle d'épingles à linge pour faire le pli. Et voilà, de
coquille de Calimero, on est passé à bibi de Natacha l'hôtesse de l'air ! Pas mal, non ? Je ne sais pas si je vais le porter pour aller faire mes courses à Franprix cet hiver, mais si je suis
invitée à prendre le thé à Buckingham Palace, je sais déjà quoi mettre !
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